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August 14

Encore une star



Quand je pense que nous étions choristes ensemble à la Chapelle Royale en 1988 ...

bosseuse, surdouée, elle a décollé comme une flèche pour briller au firmament de la musique ...

Sandrine, Sandrine, notre admiration est sans borne, pour l'artiste et pour l'amie humble qu'elle est restée ...

Note C'est une copine ! c'est une copine, talalère !!!!!!!Note ... hey, tu crois pas qu'on est un peu fière ?


Sandrine Piau , soprano , interprète "Willow song", aux victoires de la musique 2007 ...
et en dessous , Sandrine en séance de travail ... incroyable !  et oui, les anges existent sur cette terre ...




    

  
August 11

l'instant narcissique ... Karine et Isa ...



Hier, on m'a encore dit que je suis son sosie , on dirait ma petite soeur, parait-il ... c'est vrai que quand je vois cette photo, ça peut être assez troublant,  en effet ...

 ... elle est très drôle, très sympa, et elle habite pas si loin de chez moi, je pourrais passer la saluer , tiens !
et lui dire que je la veux bien comme petite soeur  !!!!  Sourire ...
Et en plus, j'envie un peu sa place sur la photo, car j'adore l'acteur qui est à côté d'elle, généralement, il me fait mourir de rire ...


bon, ça n'a aucun intérêt, OK, mais c'est pour compenser ma cruelle absence d'inspiration , au fin fond de ce paisible mois d'aout ...

... ferais mieux de retourner à mes pinceaux, moi ...


                                                             http://s194184636.onlinehome.fr/cinema/local/cache-vignettes/L434xH289/18669665jpg-5a29-a06c7.jpg



ps : Je parlais du guépard, bien sûr ! Clin d'oeil ... d'ailleurs, j'ai les mêmes taches de rousseur !!!!












August 07

Il faut donner ...



Quand le tsunami a eu lieu, beaucoup de personnes se sont mobilisées pour donner , aider à récolter des fonds pour les personnes sinistrées et démunies par la catastrophe ... c'était chouette ...

aujourd'hui, cela arrive à  nos compatriotes , les catastrophes, maintenant, c'est chez nous ... alors on va s'aider , on va donner les moyens aux gens qui n'avaient pas d'assurance, de pouvoir réparer leur toit, et re équiper leurs maisons.

soyons prêts à nous serrer les coudes, car malheureusement, cela risque d'arriver de plus en plus souvent, désormais, personne n'est vraiment à l'abri, alors dans la série " l'autre, c'est un peu moi " ...

un petit chèque, un gros chèque ... pas grave, on fait ce qu'on peut ...

voici les coordonnées officielles pour envoyer un don à l'ordre de << solidarité Sambre >>:

Association des maires du Nord
Solidarité Sambre
BP 1179        
59013  Lille-cedex


                         


July 29

petit message d'une intermittente

chers amis qui passez ici pendant mon absence, je vous envoie de gros bisous , ainsi que mes pensées affectueuses !
merci de vos passages, de vos mots, c'est une joie pour moi ! je suis en vacances, et rarement sur mon space pour le moment, mais je vous dis
à très bientôt , et je vous embrasse tous très fort !

Isa

July 10

réflexion sur l'art actuel



Je suis boulimique de peinture .  je peux passer des heures sur le net à découvrir des galeries virtuelles de peintres, à visiter les collections, et j'ai eu aussi la chance de pouvoir le faire en réalité, grâce à mon Job d'itinérante qui m'a permis de visiter certains des plus beaux musées du monde.



je constate souvent, depuis pas mal de temps, que les peintres d'aujourd'hui, toujours en recherche de sujets percutants, voulant apporter leur pierre à l'édifice de l'art, voulant non seulement s'insérer dans les mouvances à la mode pour faire grimper leur cote et gagner mieux leur vie, mais également créer de nouveaux courants , se tournent beaucoup vers les sujets morbides, le pornographique, le cynisme, l'horreur, les atrocités.
Peut être la faute à Freud, qui a encouragé tout le monde à évacuer ses démons en les dessinant.
faut que ça sorte , ça ira mieux après, et puis comme ça tout le monde en profite, c'est cool.

si vous voulez peindre et être tendance, prenez une photo d'une scène de guerre, bien atroce, reproduisez là en grand, genre 2 mètres sur 3, enduisez la de dégoulinures rouges, voire de vrai sang d'animaux, de vrais excréments humains, et vous serez à la pointe de ce qui se fait de mieux en ce moment.

c'est vrai, depuis 5 minutes, on avait failli oublier le malheur et la mort, faut être vigilant ...

en parcourant le net à la recherche de peintures, je suis tombée sur un forum d'artistes, dont je lisais les coms, et je tombe sur celui d'une dame peintre, qui, très en colère contre certaines philosophies recherchant la notion du beau, disait : << l'art, c'est pas fait pour être beau, c'est fait pour montrer notre merde >>

ah bon ...

je ne savais pas que peindre , c'était aller aux toilettes, et inviter tout le monde à regarder le résultat. ...
cela me fait penser au bébé et ses premières expériences du pot ... : " eugade, maman " ... " oh que c'est beau, mon chéri, bravo ! "

quand on considère un des plus grands maitres modernes, incroyablement contemporain, je veux parler de Edgar Degas ( je prends celui là, je pourrais en citer un tas d'autres, comme Turner, par exemple ) peut-on dire de ce monsieur qu'il a montré ses excréments ou l'abjection humaine sur ses toiles ?

je pense plutôt qu'il a cherché à montrer la beauté hautement spirituelle de choses que personne ne remarquait à son époque : la splendeur d'une femme issue d'un milieu social n'intéressant pas les amateurs d'art, entrain de repasser du linge, environnée de vapeur.

Sublime !

montrer l'horreur, l'immonde, je trouve que aujourd'hui, c'est une méga solution de facilité. 


difficile d'afficher une photo de mon dernier tableau après avoir évoqué Degas ... dommage pour moi, mais bon, j'existe, et je fais ce que je peux. Je qualifie souvent mon art de vieillot, mais c'est moi, je suis comme ça, vieillote, je dois faire avec.
Comme le monde est déjà si horrible, si dénué d'espoir pour beaucoup, je voudrais juste que les gens, en regardant mon travail, prennent un peu de repos, de tendresse, et respirent ...







July 07

chose promise ...


Voilà, je l'avais dit . Ce blog est décidément trop prise-de-tête, besoin de choses simples et conviviales; Je pose un peu mes bagages, stop aux méditations en eaux profondes, aux réflexions inextricables Sourire ! allez, c'est l'été !
j'avais proposé que mon prochain billet soit une recette, et cela semblait plaire à certains de mes amis ...

Et parce que c'est très très très bon, et ultra facetoche à faire ... voici donc


ZE CHEESE-CAKE OV NEW-YORK !        ZE most calorique in ze world    YES !

à New-York, une seule part peut contenter 3 Français tellement ils exagèrent en Amérique, surtout pour la taille des gâteaux.
Ici, on est plus délicats, on prend un p'tit morceau, puis on craque encore pour un p'tit morceau, l'air de rien ...


Ingrédients :

Se procurer un moule rond à bord amovible, le préparer avec du papier
alu, ou sulfurisé de manière à le rendre si possible étanche.
+ un mixer


fond du gâteau:
20 biscuits BASTOGNE de LU
70g de beurre mou.

suite du gâteau:
700 g de fromage Kiri (et oui, du Kiri, c'est le secret pour ce goût unique, proche de l'original ... un peu salé, mais pas grave ... bon courage pour les déballer, embauchez les enfants, ils aiment participer au gâteau )
200g de crème fraiche bien épaisse ( justement pour équilibrer le goût salé )
2 oeufs entiers
1 c à soupe rase de Maizena
180g de sucre
1 c à soupe d'arôme vanille

préparer le fond en émiettant dans le mixer les 20 biscuits Bastogne,
jusqu'à ce qu'ils soient en chapelure. Rajouter le beurre mou, mixer
en pâte.
répartir au fond du moule sur 1 demi cm d'épaisseur.

le mixer étant libéré, placer dedans tous les autres ingrédients
en vrac,
mélanger jusqu'à obtenir une crème homogène.
Verser par dessus le fond.

mettre au four préchauffé à 180 °, pendant environ 35 minutes, le temps que le
gâteau prenne une couleur caramel foncé.
sortir, laisser refroidir, puis mettre au frais quelques heures, il
devient très compact, c'est comme ça qu'il est bon ...


on peut le manger nature, ou accompagné d'un coulis de fruits
rouges, j'ai essayé, c'est super !
 j'ai également essayé une fois avec de la marmelade de citron entre
le fond et la crème, c'était à tomber par terre ...

Sauf pour mon petit Benji qui, fatigué d'avoir dépiauté les Kiris, me dit, l'air indifférent : "  j'en veux pas, j'aime pas " ...

 Non mais je rêve !!!!




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July 03

Discussion sur Psaume pour Ingrid et Isa ... Espérer contre toute espérance

 


La joie , pour une fois que les nouvelles sont bonnes, c'est pas si souvent  ....  on va être nombreux, je pense, à s'exprimer sur ce sujet ...
on dirait qu'elle a 25 ans, après ces années dans la vallée de la mort ...
Ingrid, tu nous épates !!! quel est ton secret ?

 

Citer

Psaume pour Ingrid et Isa




Bon, les autres maintenant ...







L'image “http://www.jeanpierrevangorp.info/site/wp-content/uploads/2007/02/betancourt.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.









































July 01

méditation qui n'engage que moi autour de "Belle du Seigneur" de Albert Cohen



Je suis taraudée par ce livre, qui m'a accompagnée pendant mon voyage à Jérusalem;
Je ne voudrais pas le quitter, il est comme un compagnon, il continue de me parler .
Ce récit aux mille facettes déclenche en moi un état qui va au delà de aimer ou ne pas aimer un roman... il y a des longueurs, j'ai dû sauter les liasses de pages, surtout les monologues intérieurs, qui sont extraordinaires , et souvent très drôles mais qui sont aussi un peu rasoirs, qui n'apportent pas directement quelque chose à l'histoire, ce sont des traits de virtuosité, ou des jeux, peut être.
Mais j'admire cet auteur, capable de suivre à la loupe le déroulement d'une pensée sans ponctuation, d'un ressenti qui va rebondir d'une bande à l'autre comme une boule de billard.
Vous me direz, c'est le job de l'écrivain, mais chez lui, ça confine à l'excellence, vraiment !

Cet homme a tout compris.

L'histoire, que Albert raconte en 800 pages, est pourtant extrêmement simple: Feydeau en aurait fait une pièce burlesque: la femme, le mari et l'amant.
Un mari totalement balourd, pétri d'ambitions pitoyables, sa femme, mentalité gosse-de-riche mal grandie, un peu folle, d'une telle beauté qu'on se demande bien ce qu'elle fait en couple avec ce fils-à-maman grassouillet, tous deux descendants de la haute société protestante, et le 3eme personnage, un beau notable haut placé, Juif richissime et brillant, supérieur hiérarchique du minable mari, homme sans age à la beauté cruelle, avec ses boucles brunes, son corps halé à 0 % de matière grasse, et certainement le plus frapadingue des 3 , manoeuvrant grossièrement pour piquer la jolie femme à l'autre inepte.
On attend que ça pendant 250 pages, tant cela parait inexorable.
Tout ça, dans la France des années trente, qui prépare progressivement Vichy, et les étoiles jaunes.

Malgré ses grotesques maladresses, le héros imparfait parvient à ses fins , remportant le coeur de sa belle à l'aide d'une tirade enflammée, se révélant cynique marginal, échevelé, pointant la cruauté de la société bourgeoise hypocrite et mortifère de l'entre 2 guerres, à l'aide de son intelligence d'écorché vif extralucide ... elle craque, elle fond, la blonde protestante un peu ado, dans sa belle robe Dior.
Ils se donnent l'un a l'autre , tombant corps et âme sans réfléchir, se vouant à la folie pure, totale, dans une consécration telle qu'elle devient absolue, tyrannique, et sans limites.
Les 2 amants, ivres d'amour, s'enfuient, maudits par toute la bonne société.
Tous les personnages de l'histoire sont atteints d'un haut degré de névrose.

il faut signaler au passage, que dans l'histoire, c'est lui qui analyse la relation, c'est lui le penseur, alors que elle semble la vivre plus instinctivement , sans recul.
Mais avec cet auteur, il ne faut pas se fier aux apparences.

Ce n'est pas le romantisme de l'histoire d'amour qui me captive, et puis d'abord, ça veut dire quoi, " romantisme" ? deux amoureux se regardant le blanc de l'oeil en faisant " gazou gazou " ?
Non, vraiment, le roman d'Albert Cohen, c'est pas ça ... c'est quasiment une étude clinique des comportements de névropathes immatures qui se perdent dans l'idéal de l'autre, ou du moins l'idée qu'ils s'en font, ce n’est rien de reluisant, tant on pressent qu'ils vont droit dans le mur.
Se faire beau pour l'autre, parce qu'on à peur de perdre son attention exclusive et qu'on le prend pour Dieu, sans cesse ré-alimenter le mythe amoureux à force d'inutiles robes coûteuses, de séjours en hotels de luxe , d’airs pâmés au restaurant ou au bord de la plage, tout ça devient grotesque, épuisant, avarié, comme la manne d'hier, on dirait que l'amour s'éteint avec le rève qui, confronté au réel du linge sale mis en commun , perd peu à peu son sens ...
Mais là , la vraie histoire d'amour commence ... car se découvrant piteux, idiots et ridicules, immatures, handicapés, bref, humains sans but et pétant un câble, ils s'aiment encore, plus qu'avant , maladivement , le voilà l'amour, le vrai de vrai, le lien d'âme qui unit deux êtres ensemble coûte que coûte jusque dans leur misère ...

L'image “http://www.glesker.com/images/hanami/klimt_baiser_zoom.png” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


j’apprends beaucoup.

Peut être parce que j’ai été dans ma vie candidate aux excès sentimentaux, que j’ai vécu le scénario “ amants maudits “ avec le père de mon fils et que nos rêves-piédestal se sont cassés la figure, laissant place au calme distant de l'amitié ...
je ne peux lire les 100 dernières pages, car cela voudrait dire que ce serait terminé, que je rendrais le livre à la Bibliothèque où je l'ai emprunté, et que les mots de Albert Cohen sortiraient de mon présent  et rejoindraient le brouillard de mes souvenirs ...
est-ce donc ma nouvelle Bible ?
Non, mais c'est un livre qui lui fait magnifiquement écho.
" Belle du Seigneur ", c'est un roman universel.

en effet, Albert Cohen, plaçant son pauvre héros juif devant la société qui a permis la shoah, développe dans son livre une lecture du monde qui m’a totalement passionnée.
il nomme 2 forces en présence:

- la force animale organique de survie , exaltée dans les rites païens : la loi naturelle du plus fort, de l’esprit guerrier prédateur traitant l'innocent en proie ( l'esprit nazi-vampire, qui prend différents visages dans la société d'aujourd'hui )
- et de l’autre côté, celle qu'il appelle l’anti naturelle, qui va totalement à contre courant de la loi organique de survie , la loi de Dieu (généralement, ça plait pas beaucoup) :
le faible, le démuni sont fort, victorieux d'une autre façon sur l’esprit guerrier de ce monde, au travers d’une loi de vie résumée ainsi :
“  ne sois le prédateur de personne, que ce soit de son âme ou de son corps , quelle que soit la pression qui voudrait t'y obliger , car c'est de cette manière que tu accomplis le vrai homme “

choisis ton camp, mon frère .

je vous dis qu’il a tout compris, cet homme là.



bon, les amis, c'est du lourd avec moi, vous le savez, certains, vous commencez à me connaitre un peu ...
pas facetoche ... et encore, j'ai raccourci , tout ça ne remplace pas la lecture du livre ...

Promis, mon prochain billet, ce sera la recette du cheese-cake ... d'ailleurs, tout le monde s'en fiche, car l'été, d'abord, les gens s'en vont, et puis personne ne fait la cuisine, c'est salade de tomates mozzarella, melon
s, pêches et puis voilà ...

décalée, Isa, décalée, pauvre fille ...



    








ma carte postale préférée : "je te amour tout plein toujours dedans le coeur, la marguerite gazou gazou de ton bonheur "
paroles et musique de Sirupo Gomina,

http://accel22.mettre-put-idata.over-blog.com/1/39/02/70/Bricolages/PMSirupo.JPG

le romantisme selon Plonk et Replonk












June 24

Week-end ailleurs



ça n'était qu'un petit mot écrit sur le planning mauve que m'avait remis mon employeur. Une date parmi d'autres dates.
Depuis toutes ces années où je pars en tournées, aujourd'hui, j'ai du mal à me projeter plus loin qu'un avenir maximum de 7 jours, c'est pourquoi cette destination restait pour moi irréelle, virtuelle, lointaine, juste un problème supplémentaire à régler dans mon organisation ...
" Hep , c'est ce samedi ! déjà ? Rendez vous à Roissy à 8H30 ... oups ! Isa, réveille toi ...
non non, je n'aurais pas oublié, c'était quand même pas à ce point là ... j'étais contente, car jamais, si mon travail ne me l'avais permis, je ne serais allée là bas ...

un cadeau ... un très beau cadeau

l'ensemble de musiciens dont je fais partie était invité pour la soirée de clôture du Festival . 3 jours sur place.
Nous avons joué un des grands Anthems de Haendel, puis celui de Mondonville, et l'Ode à Sainte Cécile. Musique Baroque, pour des mélomanes plus habitués au répertoire symphonique. Un succès ... quelques bravos criés par un public au début plutôt flegmatique.
mais ce concert, je dois l'avouer, reste pour moi un événement annexe, bien qu'étant la raison première de notre présence là bas.

Le voici, ce pays, et son parfum du sud, dans la chaleur moite, ça sent le cèdre, le figuier, un fond de feu de bois, et des essences qui me rappellent curieusement la Provence ...
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Jérusalem, la vieille ville vue depuis le sommet du mont des Oliviers ... Dans un rayon de 200 mètres, les lieux saints réunis des 3 religions monothéistes . Unique au monde.
La vieille ville est divisée en plusieurs quartiers groupant chaque confession. On passe de l'un à l'autre sans s'en rendre compte, car c'est très petit, la majorité des ruelles étant des souks, où on trouve pèle-mêle des faïences ornées de versets du Coran, des menora, des crucifix, et toutes sortes d'objets.

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Le mur des lamentations, vu depuis la montée vers l'esplanade du Dôme . Il faudrait du son pour accompagner cette image : règne ici une grande animation , nous sommes lundi, c'est le jour des Bar Mitsvah, et partout c'est un grand vacarme de musiques, chants et tambours battants.

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Notre guide nous emmène là haut, sur l' esplanade, emplacement de l'ancien temple, vers le Dôme du rocher, Mosquée dont le toit est recouvert d'or.
c'est ici le mont Moriah, où Abraham offrit son fils Isaac à l'Eternel, et c'est là également d'où partit Mahomet vers le ciel.

Nous avons dû passer plusieurs contrôles, dévisagés par des soldats armés ... pas trop initiés aux codes locaux, on moufte pas, les filles recouvrent leurs épaules de châles.

Bien sûr, l'armée est omniprésente, qu'elle soit d'un bord ou de l'autre, mais tout le monde est calme, et semble, ici en tout cas, vivre en bonne intelligence.

Une fois là haut, certains d'entre nous ont des larmes qui montent. Nous sommes conscients qu'il est absolument incroyable de nous trouver à cet endroit là.

Cela dépasse tout ce que j'avais imaginé pouvoir faire ici.

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Notre  déjeuner, dans une petite cantine Palestinienne. Le meilleur Houmous de la ville parait-il.

C'est vrai ...  tout est frais, appétissant, délicieux. Un petit havre de paix et de fraîcheur.


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Voici le haut de la "Via Dolorosa " chemin emprunté par les condamnés pour monter à Golgotha.

Par endroit, la rue est très petite, étroite ... imaginer du réel, du concret d'après ce que je connais des textes de la Bible, je ne peux m'en empêcher, alors que je marche sur ces pavés luisants d'usure.

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Notre guide Juif nous mène à l'interieur de l'eglise du Saint sépulcre. Il ne semble nullement dérangé de nous parler du Messie des Chrétiens, de son procès, de son innocence. ...

au premier coup d'oeil, dans la pénombre, j'ai pensé que c'était un lavoir.

Il s'agit en fait de la pierre , située à proximité de la croix, où le corps de Jésus fut déposé après son décès ... pierre où peut être reste un peu de son ADN , car des femmes viennent l'embrasser, y poser les mains, ou des objets qu'elles feront toucher à d'autres , peut être dans l'espoir d'une guérison.

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plus avant dans l'eglise du saint sépulcre ... si on continue à droite, on trouve le tombeau du Christ, selon certains croyants . Tout est empesé de sculptures, de boites, de dorures, de grosses lanternes, de bougies ; Le besoin des hommes de récupérer, d'enfermer est très grand . Ils ne veulent pas le laisser partir, leur Jésus.

Quelque chose me chiffonne : comment est-il possible que le tombeau soit situé à 10 mètres du lieu de sa mort ?

C'est pourtant Joseph d'Arimathie , un membre du Sanhedrin, qui donna son propre tombeau pour qu'on l'y dépose . Comment la tombe d'un notable Juif serait-elle installée si proche d'un lieu d'exécution ?  En fait, d'autre chrétiens pensent que le vrai tombeau de Jésus serait situé plus loin, à la limite de la vieille ville, hypothèse beaucoup plus plausible.


Mais où donc le cherchez vous ? il n'est plus là, il est parti, et c'est tant mieux. N'est -il pas ressuscité ?

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June 19

question sur l'amour




à votre avis, quelle est la plus grande preuve d'amour ?

aimer, est-ce accepter une personne telle qu'elle est ?
ou bien est-ce vouloir ce qui est le mieux pour elle , même si cela implique des changements difficiles ?

Est-ce la laisser tranquille ?
ou bien la pousser vers son accomplissement ?

mes amis qui passez par là, dites moi comment vous voyez les choses ...



http://www.guide-sensations.com/upload/photos_prestas/299-527-152490.jpg



rentrant chez moi le 20 juin, je trouve tous vos commentaires ...
merci, vraiment, pour vos réactions ... ce qui me vient en premier à l'esprit, c'est que je me prends sans doute le chou pour rien.  serais-je la seule à avoir été confrontée concrètement à cette question ?

bien sûr, vouloir changer l'autre, ce n'est pas l'aimer, c'est aimer quelqu'un d'autre.
mais en revanche, vouloir son bien, c'est l'aimer ... ou bien l'aimer, c'est se questionner sur son bien, tout au moins, écouter ses demandes, et comprendre qui il ( ou elle ) est vraiment , et ne pas entraver son devenir. non , j'ai pas raison ?
Toujours, ta liberté, la mienne, et comment les deux cohabitent ...
J'ai pas encore compris le mode d'emploi, il me faudrait des TP, sans doute ...
c'est peut être pour ça que je suis toute seule ... Île déserte

pour Bernhard : moi, j'ai plutôt idée qu'il n'y a QUE des preuves d'amour . L'amour, c'est des actes, sinon, c'est seulement un mot . c'est un peu comme la foi , si ça n'est pas accompagné d'actions concrètes, ça n'est pas tellement réel.
non ?
ça me rappelle un bouquin : "les langages de l'amour "... les actes sont des messages ...

pour Simon : Dieu ne fait pas notre part, celle-ci reste notre pleine responsabilité, soumise à nos choix ... enfin, c'est ce que je crois, et ce que j'expérimente ...



euh ... les amis, je crois bien que j'ai ouvert un débat qui me dépasse, peut être, comme dit mon ami Pierre le pêcheur : << tu réfléchis trop, Isa >> ... mais c'est un plaisir de bavarder avec vous ... Rose rouge



                                                                                              
















June 12

ça va être ta fête ...



Mon père a pourri mon enfance.


Nous vivions sous un régime totalitaire, l'ambiance familiale étant subordonnée à l'humeur de ce monsieur.
Il me fallait vivre, au quotidien, en état d'extrême tension, de sur-vigilance, pour éviter de le croiser dans la maison.
Je n'entrerai pas dans des détails toujours trop pénibles pour les lecteurs.
Moi, je me suis soignée depuis.

les enfants s'habituent à tout , le mépris, la haine, la défensive, le non respect de l'intégrité devenant un état normal, une sorte de pain quotidien .
mon Dieu, qu'il est difficile de se construire sur de telles bases.

Un accident de moto l'a emporté en 1981, un mois avant que ma soeur ainée devienne mère, quelques jours avant l'élection de Mitterrand, pour lequel il avait milité depuis très longtemps.
Plus tard, j'ai réalisé que cette disparition m'avait ôté toute possibilité de combat, de confrontation avec lui.

Il m'aura fallu des années avant d'être capable de poser sur son souvenir un regard adulte, plus calme, retrouvant ma force par les mots et par la prière.

On a dit de lui qu'il était maniaco-dépressif. Je ne le pense pas.
Bipolaire, peut être, si ce n'est pas la même chose .
Je crois qu'il haissait le fait d'être devenu père, chef de famille, emporté par le tourbillon des circonstances ...
Nous l'encombrions, nous étions, nous , ses filles, soit des inopportunes, soit des objets, selon les moments.

Transmettre quelque chose de bon à ses enfants était une notion qui lui est restée totalement étrangère . Il ne pensait qu'à sa pomme, absorbé qu'il était par ses propres perversions.

j'ai retrouvé des lettres de lui, bouleversantes, datant de son époque étudiante, où il disait :" enfourchant mon vélo pour rentrer à la maison, je suis saisi par l'envie d'en finir " ... tant il était malheureux, déjà.
Et d'autres , encore plus poignantes celles ci, datant de l'époque où il avait l'age qu'a mon fils aujourd'hui.
10 ans ... Dans ces lettres, il raconte avec des mots joyeux ce qu'il voit, ce qui l'intéresse, d'un esprit spontané, ouvert ... il s'extasie sur la beauté d'un pont métallique.
Par la suite, il était devenu ingénieur.

Le pardon, ce fameux pardon insoutenable, c'est à l'église que j'en ai entendu parler pour la première fois .
j'ai bien vu qu'il fallait que j'y vienne, non pas pour lui, mais pour moi, pour sortir de cette prison de haine où nous cohabitions par delà sa mort.

ça commence par un " non, c'est impossible "
.... ce sont les cellules du corps qui se souviennent, et qui crient.
et puis après : " c'est horriblement difficile, mais je veux bien essayer " ...
et puis, 10, 20, 40, 60 % de pardon ... ça prend des décénies ...
ce qui m'aide, c'est de voir l'enfant qu'il a été , au temps d'avant ... au temps de l'innocence ...


je te donne, contre ton gré, cette paternité dont tu n'avais que faire .

bonne fête papa.



Mon père, au temps de l'innocence, portrait réalisé par mon grand-père en 1947 .
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June 10

dernier né




Pendant 4 ans, j'ai suivi les cours du soir des beaux arts avec le peintre Rémy Aron, en compagnie d'autres dames et messieurs tout à fait amateurs, le plus souvent soupirant et peinant,  découragés par l'ampleur de la tâche que représente l'apprentissage du dessin sous la houlette de ce peintre.

Rémy nous disait, d'une voix projetée au travers du grand atelier collectif, avec son art de la provocation:
<<  c'est pas parce que c'est le printemps qu'il faut peindre des fleurs !
ne peignez pas vos sempiternels bouquets à la noix, c'est rasoir !  ou alors, ne me les montrez surtout pas ! >>

D'un côté, je le comprends.

Ce qui était bien, avec Rémy Aron, c'est qu'il l'envoyait pas dire . C'était monsieur-la-franchise.
aussi, quand il nous disait que nos dessins étaient nuls, on le croyait tout de suite.

mais quand il commençait à nous dire << ah ! on dirait que ça vient ! >>, on le croyait aussi, du coup.

désolée, mister Aron, je suis désuète, vieillotte, naïve et tout ce que vous voulez, mais, fidèle à un adage que je chéris : << cultive ce qu'on te reproche, car c'est toi >>, je vous offre ce petit bouquet, avec mes remerciements pour tout ce que vous m'avez appris de rigueur, de dépouillement monacal, et de persévérance ...

Je suis crevée aujourd'hui, mais l'appel des pinceaux a été plus fort ...

.

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huile sur papier craft, gris de payne et blanc.
dur pour l'ego d'afficher ça sous un Van Gogh ...





June 06

les cieux ...



Oui ... pas trop de mots aujourd'hui ... juste lever le nez en l'air , et dire merci d'habiter un étage où les escaliers sont fastidieux à gravir ...

Merci, merci à tous ceux qui passent ici , pour leur regard et leurs marques d'amitié . Recevez mon affection .



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June 04

petit coup de barre ...

Oula ! chuis fatiguée, mais fatiguée, d'un coup ...


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petit temps de repos nécessaire ...








June 01

Attention, c'est Dimanche: billet spirituel !

j''ai éprouvé le besoin de coiffer ce billet d' un avertissement ...

Je voulais d'abord retranscrire ici une petite méditation reçue le dimanche de Pentecôte dans mon eglise protestante ...
et puis, je me suis dit : ce n'est pas si simple .

il est quasiment tabou, aujourd'hui, d'afficher son appartenance à Jésus Christ, et son attrait pour le texte biblique  .
c'est pas tendance du tout .

Les gens y sont, généralement , soit totalement indifférents, soit carrément hostiles .
Certains vous décortiquent le contenu de la Bible en 2 temps 3 mouvements, avec quelques idées tirées des "on dit " qu'ils ont pu ramasser, et à la question: "  << l'avez vous lue ? >>
immanquablement, la réponse est : << non >>

c'est pas comme si, depuis des milliers d'années, les gens les plus intelligents de la planète planchaient dessus toute leur vie pour en découvrir les profondeurs cachées  ... même LAKAN, c'est vous dire ...

Mais bien sûr, l'amour fou du Christ pour ses congénères n'a cessé, depuis tous ces siècles, d'être soigneusement embrumé, brouillé, et la piste cachée, par tous les criminels spirituels au travers des siècles, qu'ils soient vêtus de pourpre, de noir, ou de kaki .

Vous parlez de la douceur de Jésus, de ses paroles , lancées comme des flèches d'amour dans le coeur des gens, et on vous brandit sous le nez l'inquisition, comme si le Christ y était pour quelque chose, lui qui en a été victime .
Comme si Dieu était responsable de toutes les atrocités commises en son nom, par des bandes de fachos qui ne le connaissent pas, et qui utilisent la religion pour déchainer leur folie meurtrière.

pourtant, chacun en a soif, de cet amour. Si les gens descendaient, équipés d'une lampe frontale, au fond de leur coeur, ils seraient surpris de ce qu'ils trouveraient: sans doute, entre autres, le cri d'un enfant assoiffé d'éternité , désemparé devant la mort.
nous n'avons pas le choix, si habitués à la mort que nous sommes, mais au fond de nous, nous ne sommes pas faits pour mourir, nous avons rendez vous avec autre chose ...

bon , allez, je m'accroche, je la met , cette méditation ...
pourquoi ? parce que depuis le week-end de Pentecôte, quelque chose au fond de moi est profondément consolé.
Une barrière invisible me sépare de la tristesse, et cette barrière, je veux la nommer ...

Avec plutôt que sans ...

Sans l’Esprit Saint

 
Sans l’Esprit Saint,
Dieu est lointain,
Jésus est dans le passé
et l’Evangile reste lettre morte.
 
Sans l’Esprit Saint,
l’Eglise n’est plus qu’une simple association,
l’autorité, une forme de domination,
la mission, une vulgaire propagande,
la liturgie, une conjuration des esprits
et la vie chrétienne, une morale esclavagiste.
 
Viens, Seigneur, au milieu de nous.
 

Patriarche Athénagoras






May 30

procrastination , et transactions ...



Connaissez vous l'analyse transactionnelle ?, ou AT ?

C'est un outil de compréhension du comportement des personnes , de leur fonctionnement interne .
Le principe est le suivant : en nous, 3 voix sont en dialogue, et tentent en permanence de s'accorder:
Le Parent; L'Adulte, et l' Enfant , les fameux P,A,E .


Le Parent ( P ) c'est celui qui en nous règle notre morale personnelle, nos limites, nos lois internes, de leurs conséquences.
phrase type : " essaie d'être à l'heure, tu sais que c'est pénible de débouler dans une répétition déjà commencée "
ou encore " arrète avec le chocolat, ma cocotte, tu sais que tu vas pleurer en montant sur la balance " ... je sais , mais c'est si bon ! ( oui, des fois, il m'appelle " cocotte ", parce qu'il m'aime bien  )

l'Adulte ( A) , c'est l'intendant de la vie, le gestionnaire du réel . Il s'occupe de la faisabilité des choses .
 phrase type : " pour attraper ton train de 12H06 gare du nord, il faut quitter la maison à 11H28 sans te dépêcher "...
ou encore : " pour acheter ce tableau de Bonnard, il te faut réunir 2 millions d'euros illico presto "
OK, merci !

l'Enfant ( E ), c'est tout ce qui touche à la joie, à la liberté, au plaisir, à la créativité, à l'amour , à l'art , au désir ...
phrase type : " je me ferais bien une petite expo de Bonnard, moi " ... ou encore " j'ai envie de rien faire ! chouette, un canapé où me vautrer ! " ... ou encore " mmmh un p'tit carré de chocolat avec mon café " ...
c'est le domaine où je pourrais trouver le plus de phrases types ...

Les 3 quarts du temps ces 3 parties de nous ne sont pas d'accord entre elles , et chez la majorité des gens, force est de constater que l'Enfant est ignoré, ou brimé, on ne lui laisse pas assez de place ... sauf chez certaines catégories de populations, entre autres les artistes . ( tout le monde l'est potentiellement )
Mais chez eux, au contraire, il est tellement développé, qu'il en vient à bouffer toute la vie , au détriment du Parent, qui est quand même important pour que l'existence reste viable . l'Adulte, lui, attend son heure pour arbitrer le réel .

Cela fait 8 jours que j'entends mon A qui dit, sur un ton d'ambulance : " impôts ! impôts, attention impôts ! "

mon E rechigne : " plus tard, plus tard, ça me gonfle ! j'ai plusieurs employeurs, plein de justificatifs à retrouver ... c'est la plaie , je peux plus, je peux plus ! "
P : " ça te gonfle, chérie, mais ça te gonflera encore plus si tu dépasses la date " ( il m'appelle aussi " chérie " parfois, quand il est énervé )
A ( avec une voix de perroquet ) :" 30 Mai, 30 Mai, 30 Mai "
E sait bien qu'il a raison , et boude ...
P ( normatif ): " range tes papiers, tu n'y as pas touché depuis 6 mois ... si tu rangeais au fur et à mesure ..."
E ( rebelle ):" ouais ouais, je le connais ton refrain ... gna gna gna ! mais moi, j'ai pas envie ... je colle tous les papiers dans un tiroir, c'est déjà mon maximum ...  c'est justement le moment où j'ai envie de PEINDRE , moi, je veux PEINDRE " ...
P: " hors de question , chaque chose en son temps " ...
et là, d'une voix douce, l'argument qui tue :
" tu n'en peindras que plus sereinement après ... " 
c'est bien aussi, quand P est nourissier ... il n'est pas TOUJOURS ce redoutable casse bonbon que l'on décrit...

allez, E s'incline, bougon, mais dompté ... c'est qu'un mauvais moment à passer ... Mais hop, avant, une pirouette : un petit détour par son blog ...

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May 29

Ze blues of ze moderne nonne



Et bien à mon tour d'entrer dans la farandole des solitudes ...
Allez, Isa, sors un peu de ta coquille ...

Je suis allée me promener sur d'autres blogs, dans cette farandole ... que de beauté, que de fécondité !
des photos éblouissantes chez
Véronique  , et Galileo , et puis des textes, humbles et vibrants  chez  ou écume solitaire , et d'autres encore que je voudrais mieux découvrir...

le QG de cette belle farandole se trouve chez
traces, de qui est née cette chouette idée ... vous y trouverez la feuille de route évolutive de ce petit mouvement ludique , si vous voulez le rejoindre, soyez bienvenu !


Solitaires, vous ètes des diamants, comme votre nom l'indique !


Aimer, de quelle manière la solitude a pour moi un lien étrange avec le verbe aimer ...
aimer qui, aimer quoi et comment ? ... toute une succession de choix ... ce que je préfère vivre, ou ne pas vivre ... choisir , c'est renoncer .

hantée par des rêves que d'autres m'avaient imposés, j'ai tant subi ma solitude,  ... Je m'en croyais la victime, alors que c'est moi qui la voulais, à cause de tout ce à quoi je dis  " non " . Je veux vivre à ma vraie place , une place qui a du sens ...
Je voudrais du très beau ou rien ... et le très beau, ça coûte cher ... le prix se compte en années, comme pour le bon vin  ...

Ma solitude, c'est le résultat d'une victoire âprement remportée à l'aide de pavés durant Mai 68 ...
J'ai eu désormais le droit de fuir le classique statut d'épouse ... rôle dans lequel je me serais fanée ...
Alors que celui de mère m'enchante , c'est de l'or .
Bizarre, donc, il manque une pièce au puzzle ...

à une autre époque, j'aurais été la folle, la sorcière qui vit à l'orée du village, la prophétesse, l'amie des loups, la maitresse du lieutenant Français de service, et je ne sais quoi encore comme mythe à la noix .... celle qu'on ne peut choisir comme épouse, elle cache quelque chose, une blessure, un secret , c'est une pierre d'achoppement ...

aujourd'hui, c'est très banal, on est ultra nombreux, un véritable phénomène de société ...
ah ah ? qui l'eut prédit ? on a gagné la liberté ... et la solitude qui se cachait derrière, c'est le cadeau Bonux ...
à moins qu'on ne soit presque tous des gens blessés ...

Ce qui est terrible, c'est que la solitude soit synonyme d'isolement .


Dieu merci, je ne connais plus ces affreux dimanches matin où la déprime m'attend au tournant, dès le café versé dans ma tasse  ...

car j'ai ... l'Eglise et oui ! Oh joie !!!!  la vie communautaire , ce moment ensemble, recueillis , réfléchissant à l'essentiel, et puis le repas, pour ne pas rentrer chez soi isolés comme des idiots , mais parler, rire, se détendre sans regarder la montre, laisser filer l'après midi, proposer une promenade sur les quais, un cinoche  . Quel beau cadeau que cette Eglise !

j'en reste là, de ce billet déposé  en vrac ... il y aurait encore tant à dire !
























May 27

livraison sur le net




Une amie me disait l'autre jour : <<  t'as un blog ?  ah bon ?  mais t'as pas peur d'étaler ta vie, comme ça ?  c'est risqué, quand même !!!!  >>

Et je songeais que cette amie est une amoureuse des livres, des auteurs ... chaque jour, elle découvre dans des romans, des livres de poésie, l'intimité des écrivains .... et elle adore ça . 
Je songeais à Annie Ernaux, par exemple , merveilleuse écrivaine, qui nous livre sans vergogne l'intimité de son histoire, de sa vie, dans des milliers d'exemplaires vendus ....  chacun sait qu'elle vit en région Parisienne ... elle est beaucoup plus exposée que quiquonque ici .

Mais quand c'est des livres, on a l'habitude ... quand c'est sur le net, on a peur ...

Cela ne me pose pas de problème de déposer ici quelques morceaux de ma vie, comme des petits bouts de puzzle ...

Sans doute grâce à mon expérience de plusieurs années de GESTALT thérapie, où nous nous retrouvions en groupe, toujours les mêmes 7 ou 8 personnes, une fois par mois, pour partager une minuscule tranche de nos existences, des instants de présence qui allaient nous apprendre énormément sur nous même ... On ne s'était pas choisis, les circonstances nous avaient jetés là, ensemble ...

C'est dans cette expérience de groupe que j'ai découvert que chaque personne pourrait être le sujet d'un roman .
Nous sommes entourés sans le savoir de plein de chefs d'oeuvres de Dostoïevsky , que nous croisons dans le metro, dans notre travail ...  et nous ne savons rien, chacun reste secret, énigmatique , environné d'un brouillard de peur soigneusement entretenu ...  ne livrant rien de ce qui pourrait le faire apparaitre comme fragile ...

Mais quelle force, que cette fragilité livrée !... C'est la porte vers l'amour.

Les choses incroyables que les gens ont vécu, si c'était transposé dans un film, on dirait : " ça n'est pas possible " ...
la réalité dépasse tout ce qu'on peut imaginer.

Je me souviens de ce groupe de gestalt, les récits, dévoilés en pointillé, des blessures de chacun, toute la palette des ressentis que nous traversions dans cette journée, regardant les autres, ou étant nous même au centre de l'attention. La différence avec la vie courante, c'est que là, nous pouvions en parler, nous avions le droit de nommer ... feu vert pour dire, dans un cadre, avec un contrat de bonne conduite à respecter , 2 thérapeutes pour garants ...
notre joie, notre plaisir ou notre rejet, nos colères ou notre attendrissement , notre malaise, notre pudeur mise à mal, notre mépris parfois ... les choses moches avaient leur place ...
Et puis, bien sûr, nos projections ... et des questions, toujours des questions ... les bonnes questions ...

" qu'est ce qui fait que tu me vois comme ça ? est ce ta projection ? à qui je ressemble pour toi ? "
" quelle peut être mon attitude pour que plusieurs personnes croient ça de moi d'emblée sans me connaitre ? " ( je suis la dernière à le savoir )
" comment je me vois, et comment les autres me voient-ils ? est-ce la vérité ? "
" quelles sont tes limites ?  où sont les miennes ? "

on apprenait nous, et les autres, et puis, notre responsabilité , aussi ...
et le réel, toujours ce réel ,qu'il faut découvrir et aimer ... et non plus nos illusions ...

tout un travail, pour se débarrasser de ça:
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